20.1.07

Petit précis sur la vie piétonne Shanghaïenne...

...Ou comment survivre dans l'enfer du piéton Shanghaïen. Commençons par le plus commun, les trottoirs de Shanghai...En plus d'être quasi tout le temps plein à craquer de gens déambulant à la vitesse d'une limace sous opium (je vous passerais la remarque d'un ami chinois affirmant que les Shanghaiens marchaient très vite...comparés aux habitants de Hangzhou. Note pour plus tard, ne jamais aller à Hangzhou) les trottoirs Shanghaïens sont aussi constamment hantés de conducteurs de mobylette et autres scooters qui semblent n'avoir pas compris qu'un trottoir était fait pour les piétons nom d'un chien! La coutume veut ici que lorsque l'on rentre en collision avec un autochtone, on ne se retourne pas pour s'excuser, car d'une ils s'en foutent royalement, et de deux on passerait un quart de la journée à s'excuser...Il faut donc toujours se tenir prêt à heurter un chinois baillant aux corneilles et ne regardant pas droit devant lui quand il marche...La meilleur attitude à adopter est donc de verrouiller ses épaules et essayer d'infliger un impact des plus virulents à l'adversaire, histoire de ressortir du choc un sourire aux lèvres...

Quittons un temps les trottoirs et dirigeons nous en direction du métro en emprutant un escalator, monnaie courante à Shanghai. Dans n'importe quel pays civilisé, on s'attendrait à ce que les gens se placent à droite ou à gauche de l'escalator, selon qu'ils veulent se laisser porter par celui-ci ou au contraire ne pas perdre de temps...Hors les Shanghaïens s'entassent dans les escalators n'importe comment, rendant quasi impossible l'ascension de ces derniers en un temps records...même au prix d'un slalom digne d'une descente à ski des jeux olympiques... donc à Shanghai si t'es pressé, tu prends les escaliers.

Nous voici maintenant face à la pire épreuve qu'il soit pour le piéton Shangaïen, le métro. Le bon sens veut que lorsque l'on emprunte le métro, au moment des montées et sorties du wagon, en premier on laisse sortir les passagers, puis ensuite on embarque, sachant très bien que le métro ne repartira pas aussi sec le dernier passager débarqué. Cette règle est tellement simple et logique qu'avec un peu de bon sens, on l'applique inconsciemment. Mais à différente culture différente attitude...Prendre le métro à Shanghai relève parfois de la mélée de rugby, car quand le métro rentre en gare, avant même qu'il s'arrête un troupeau est déjà massé devant les supposés emplacements des portes, ne laissant aucun répis au pauvre passager soucieux de descendre au bon arrêt. Si rentrer dans le métro peut alors se révéler fastidieux en fonction du nombre de glandus piétinant sur place en attendant de prendre d'assaut le métro, je vous laisse imaginer comment faire pour sortir de cette pagaille...Pour ceux dont l'imagination est un peu défaillante, reportez vous au premier paragraphe...Munissez-vous de votre force si le voyage ne vous pas déjà tué, et poussez de toute vos forces, en essayant d'infliger, encore une fois, un maximum de pertes à l'adversaire...

La société de transport en commun Shanghaïenne tente pourtant désespérément d'inculquer aux foules un minimum de civilité, en plaçant des "hôtes d'accueil" aux escalators pour expliquer aux gens où se placer, ou encore en placardant ces panneaux à la traduction plus qu'approximatives dans tout le métro:


Pour ceux qui auraient du mal à lire, "After first under on, do riding with civility". Vous ne comprenez rien? Moi non plus, et pourtant ça fait 5 mois que ce beau bordel me hante...

5 commentaires:

Romain a dit…

Putain, c'est le bordel... On dirait des Français ! Heureusement que les québ sont bien (trop ?) ordonnés.

Bon sinon, ça vaut le coup de passer à la nouvelle version de blogger ou pas ? ;-)

Ben a dit…

bof pour l'instant j'ai rien trouvé de fantastique...

Jori a dit…

Moralité de ton histoire tu veut survivre à shangai reste chez toi ;o)

Brice a dit…

Pas mal ton article, je pensais que les parisiens étaient les plus C..., mais finalement t'as trouvé mieux!!!LOL!!!

Anonyme a dit…

tu exagère...
zut!